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Karl Roos, auteur-compositeur-interprète, a vu le jour à Haine-Saint-Paul, dans la province du Hainaut en Belgique. Devenu un fier Québécois d'adoption, il n’a pourtant jamais renié ses racines, il a même su en retirer une humilité et une accessibilité que tous apprécient en lui. Le 31 mars 1965 aura été la naissance d'une vie qui s’avèrera riche tant en expérience que peuplée de moments difficiles. Karl grandit donc dans le petit village d’Haine-Saint-Pierre, entouré de l'amour bienveillant de ses parents, Raoul et Jeanne, de ses deux frères, Christian et Michel et de sa sœur Odette.
Sa passion musicale, notamment pour le chant, a démarré très tôt, dans un registre vocal très complexe pour son jeune âge mais dont il tire cependant les compositions les plus à propos, puisqu'il interprétait en 1970 des chansons comme la " Petite souris " d'Henri Savaldor, " Petit lapin " et bien d'autres encore. Jusqu'à cette époque, la vie s'annonce chargée de promesses, sa tendre enfance lui reste belle et préservée.
En 1978
souffle un vent de peine qui emporte avec lui Raoul Roos, son père, et
par la même occasion le pilier de toute son existence stable et
heureuse.
Une lente descente aux enfers débute : il fume, est indiscipliné, ne
veut plus rien faire à l'école, bref il ne va pas bien et son seul désir
à cette époque, est de partir au Canada.
En effet, il en perçoit une image très positive par la télévision, à
travers sa nature et un cadre de vie qui l'attire et lui plaît. Il y
voit " un pansement à sa souffrance "…
Son deuil
est très long, aujourd'hui encore, il évite volontairement de parler de
tous les déboires de cette époque, car ils sont trop nombreux pour être
énoncés.
Une chose est certaine, dans toutes les étapes, dans tous les moments
difficiles, la musique reste toujours sa meilleure amie, bien présente
au fond de lui.
A l'âge de treize ans, il écrit et compose déjà des chansons en cachette et en silence dans sa tête car il ne connaît pas une seule note de musique ; il écrit à cette époque sur des fonds sonores de Michel Sardou, dont il possède l'œuvre entière grâce à son frère aîné, Christian, un passionné. Les années passent encore et sa passion musicale ne cesse de croître ; en 1982, il entre à l'armée belge pour trois ans. C’est durant cette période qu’il prend conscience des injustices de la vie et en retire un goût amer.
A sa sortie de l’armée, il entreprend des études secondaires, à l'Institut Don Bosco de Verviers (partie Est de la Belgique), établissement au sein duquel il rencontrera des professeurs qui raviveront en lui le goût d'apprendre. Il lui plaît encore de se souvenir de certains de ces enseignants.
Peu à peu
le plaisir d'écrire prend forme, il s'exerce mais ne s'accomplit pas,
car une carrière d’artiste ne plaît pas à sa famille, soucieuse de le
voir établi dans une vie stable.
Ce qui laissera un fort goût d'amertume à notre jeune Karl.
En 1985,
une seconde chance, des plus précieuses, lui est accordée sous la forme
d'un soutien sincère de son parrain dont il souhaite taire le nom, selon
le voeu de celui-ci.
Il lui donne l'aide nécessaire pour accéder aux études supérieures qu'il
réussit, toujours soutenu par son mécène.
Durant ce second cycle d'études, il rencontre une jeune femme dont il s'éprend vite mais qu'il quittera trois ans plus tard. Celle-ci lui donnera, le 4 septembre 1988, sa fille Brunhild. Les parents de la jeune femme sont des officiers de l'Armée du Salut, de très braves gens dotés d'un cœur extraordinaire.
C'est aussi à cette époque qu'il ose enfin révéler publiquement et pudiquement sa passion pour la musique, et ses nouveaux proches, qui sont de bons musiciens, lui enseigneront les 10 accords auxquels ils ont également initié leurs enfants ; des accords simples à la guitare qu'il lui arrive encore aujourd'hui d'utiliser quand il compose.
Les années qui suivent lui permettront de rejoindre un groupe dans lequel il sera choriste puis chanteur jusqu'en 2000, groupe d'une vingtaine de musiciens qui se nommait Pallasse mais qui hélas n’existe plus à l’heure d’aujourd'hui.
La vie
suit son cours et le temps passe, Karl travaille, mûrit, se marie le 7
octobre 1994 avec Catherine qui a déjà un fils, Julien, qu’il continue à
aimer comme son propre fils malgré un divorce qui survient le 12 juin
2001.
L'homme fait toujours de la musique et ne cesse d'écrire, mais il
souffre encore de son manque d’instruction musicale, qu'il compense un
peu par ses expériences diverses… Il manque de confiance en lui…
« Je me
souviens de la première fois où j'ai rencontré Karl, c'était un soir
durant le Marché de Noël sur la Grand-Place de Bruxelles, et au moment
où je rédige cette biographie, je continue à penser et à croire que ce
fut mon cadeau de Noël cet hiver-là, que de le voir s'introduire dans
mon existence tant au plan humain qu’au plan musical. » (Olivier)
La musique le démange toujours et Karl se demande où sont passés ses
rêves et ses espoirs. Il se remet en question, fait un sérieux examen de
conscience et décide de " revoir sa copie ". Il entreprend son plus
vieux rêve : découvrir le Québec.
La réalisation de ce rêve en déclenche d'autres, il commence par chanter
dans une chorale liturgique, " la Voix du Cœur ", sous la baguette de
Mme Yolande Tremblay-Dufour.
Ensuite un ami personnel, Yvon Talbot (musicien également), lui fait
rencontrer Le Chœur de l'Orchestre Symphonique du Saguenay Lac
Saint-Jean où Karl a l'honneur de chanter comme choriste, sous les
directions respectives de messieurs Pierre Lamontagne et Jacques
Clément.
Par la suite, Yvon Talbot, voyant la détermination de Karl au travail et sa progression fulgurante, lui fait rencontrer un professeur de piano, Madame Suzanne Roberge ainsi qu'un professeur de chant populaire et de guitare fort réputée au Québec, en la personne de Madame Johanne Bouchard, qui le prépare, croit en lui comme elle a déjà su croire en tant d'autres, et lui fait participer à son premier camp musical avec des gens de grande pointure dont les noms feraient pâlir d'envie tels que Mario Pelchat, Marc Bélanger et Andrée Boudreau . C'est également par la même occasion qu'il rencontre la chanteuse du groupe Arkane (Mireille Bouchard) grâce à qui il peut enfin entendre les accords de son premier bébé musical , " Détruit ".
Cela ne
s'arrête pas là. Johanne Bouchard, pour qui Karl a un profond respect,
le prépare à participer également à ses premiers concours, notamment au
Festival du Royaume où il finit avec une bourse d'excellence, une
médaille d'or ainsi qu'une place comme finaliste. Elle l'aide également
à se qualifier pour Le Festival International de la Chanson Francophone
de Saint Ambroise où il accède à la demi-finale.
Une autre date importante, le 16 octobre 2004, Karl se produit
sur la célèbre scène du côté cour à Jonquière, il est accompagné de
trois musiciens, le succès est entier puisque la salle est comble.
Ce spectacle est monté et mené à bien grâce à monsieur Yvon Talbot.
Une autre rencontre déterminante à présent, alors que Karl
vient de perdre son pianiste qui lui a décidé de démarrer sa carrière
seul ce qui est très légitime même si cela se passe si prés du début
des contrats, il faut parer au plus urgent honorer ce qui est signé.
Il ne reste que dix jours l'angoisse est bien présente, Il y a un peu
de découragement dans l'air mais l'espoir est là.
Personne n'ignore l'amitié qui lie Karl à Anik Blanchard et Bastien
Deschênes ces deux talentueux musiciens qui pour aider le malchanceux
chanteur, lui recommande sous toutes réserves d'acceptations, leur ami
pianiste monsieur Christian Gagnon. Cet homme de trente ans d'expériences
reçoit Karl chez lui étudie le défi et le relève c'est ainsi que sur
quatre jours, vingt cinq chansons sont étudiées dont des compositions
le travail est énorme mais les shows se font avec tant de complicités
que beaucoup de gens refusent de croire que ces deux musiciens ne se
connaissent que depuis quelques jours.
En signe de reconnaissance, Karl lui est resté fidèle depuis
ce jour et mieux encore, ils s'investissent ensembles dans tous les
shows ainsi que dans toutes les compositions tout comme le dira ce propos
recueilli « Christian n'est pas seulement mon ami il est un pianiste
hors catégories, c'est un homme de coeur qui a le souci du travail
bien fait, il est fiable et toujours attentif à tout ce qui se passe,
je lui fais totalement confiance, à tous moments dans toutes circonstances,
je sais que ce qui se discute est positif et tend sans cesse vers
l'amélioration et mon évolution, je lui en suis très reconnaissant et si
des musiciens viennent garnir notre formation, ils transiteront par ce
qui est devenu mon accompagnateur repère et de confiance.
Le mot de la fin de notre ami....
Je suis conscient de la chance d'avoir toutes ces personnes autour de moi
Je suis heureux, honoré, fier et comblé d'avoir à mes côtés des personnes
dotées de telles qualités humaines et musicales. Bien souvent je remercie
le ciel car je sais que bien entouré en musique, on n'est pas grand-chose,
mais seul c'est une certitude, on n'est rien!
Je présente mes excuses à toute personne qui aurait peuplé mon
enfance et ma vie de musicien et qui ne serait pas citée dans cette
présente biographie.
Propos recueillis par Christine Baele, Olivier Lau et Kathy Leroy. Un grand merci pour la complicité primordiale et technologique d’Olivier Ryckembusch qui signe le bon fonctionnement de ce site.